Peep show

 
L’hôtesse pria Audrey et Guillaume de la suivre. Après avoir fait quelques pas dans un couloir sombre, elle ouvrit une porte et invita Guillaume à pénétrer dans la pièce. Celle-ci était d’assez petite taille, occupée en son centre par un généreux fauteuil et une petite table basse. Les murs étaient recouverts de tentures rouges et l’un d’entre eux masqué par un rideau. Guillaume s’assit en attendant de nouvelles consignes.
 
Au bout de quelques minutes, le rideau s’ouvrit sur une baie vitrée donnant sur une autre pièce meublée d’un imposant sofa. La porte de la pièce s’ouvrit alors et Guillaume vit entrer Audrey au bras d’un homme.
 
Guillaume allait assister aux ébats de son épouse à travers une vitre sans pouvoir participer ni interagir d’une quelconque façon. Il ne savait pas non plus s’il s’agissait d’une vitre sans tain et donc si Audrey pouvait le voir.
 
Audrey et Guillaume avaient été titillés par l’offre de ce club libertin qui permettait à ses clients de réaliser certains fantasmes dont celui dit du « peep show ». Ils en avaient longuement parlé ensemble car ce fantasme allait bien au-delà de ce qu’ils avaient vécu jusqu’à présent. Le scénario était très excitant, mais ils craignaient de voir poindre en eux un sentiment de malaise. Ils pensaient cependant que l’excitation prendrait le dessus, c’est pourquoi ils s’y étaient inscrits.
 
Ils avaient dû, au préalable, remplir un questionnaire par lequel ils donnaient leur accord pour participer à ce scénario mais surtout afin de communiquer à l’organisateur leurs envies et surtout leurs limites.
 
Le moment était arrivé et Guillaume allait assister en spectateur aux ébats d’Audrey. Cette dernière avait visiblement préféré un homme dans sa tranche d’âge pour réaliser ce scénario. Guillaume les vit commencer à s’enlacer, s’embrasser, puis, petit à petit, à se dévêtir. Audrey avait choisi de la lingerie noire qu’elle conservait encore sur elle tandis qu’elle entreprenait de déshabiller son amant d’un soir. Après avoir déboutonné sa chemise, dégrafé son pantalon puis descendu son slip sur les chevilles, elle pris son sexe en bouche pour une fellation gourmande. Au fur et à mesures des va-et-vient, le sexe prenait de l’envergure pour atteindre une taille tout à fait respectable.
 
Guillaume découvrit qu’une sonorisation lui permettait d’entendre ce qui passait dans la pièce, lieu de leurs futurs jeux. Il imagina que l’inverse n’était pas vrai
 
Audrey et son camarade de jeu se retrouvèrent bien vite sur le sofa pour continuer leurs ébats. La lingerie venait de rejoindre le sol, laissant les protagonistes nus.
 
La sensation principale ressentie par Guillaume était de l’excitation même si la jalousie n’était jamais très loin, prête à prendre le dessus. Devant ce spectacle, Guillaume dégrafa son pantalon et entreprit de se caresser. Au regard de la boîte de mouchoirs en papier posée sur la table basse, ce devait être courant dans ce lieu et ce scénario.
Image d'illustration
L’amant d’Audrey dirigeait les jeux avec fermeté mais sans être brutal. Il était très correctement doté par mère nature et Audrey semblait apprécier cet état. Ne pouvant communiquer avec Audrey, Guillaume ne savait pas ce qu’elle avait en tête. Se laissait-elle totalement aller, portée par la situation ? Surjouait-elle son rôle de modèle de « peep show ». Il imaginait qu’elle pensait à lui derrière la vitre. Guillaume en était réduit à profiter du spectacle, aussi excitant soit-il.
 
De temps en temps, le regard d’Audrey croisait celui de la vitre pour montrer qu’elle n’oubliait pas son mari derrière le miroir ; ou peut-être tentait-elle de l’apercevoir.
 
Guillaume continuait de se masturber en admirant ce spectacle, ralentissant parfois le rythme afin de préserver sa jouissance pour le moment où Audrey ne manquerait pas d’arriver à l’orgasme.
 
L’amant d’Audrey était infatigable et déployait tout le kamasutra pour donner du plaisir à sa partenaire : en levrette, Audrey à genoux sur le sofa, plus classique en missionnaire, les chevilles d’Audrey autour du cou de son amant et même une énergique chevauchée de son compagnon de jeux assis sur le canapé, et autres poses dont Guillaume ne connaissait pas le nom se succédaient devant ses yeux.
 
Audrey le lui rendait bien en participant activement à chacune de ses saillies. Guillaume se dit alors que si le sofa pouvait parler, il aurait de nombreuses histoires chaudes à raconter !
 
L’horloge tournait et Guillaume frôlait régulièrement le point de non-retour qui conduit de manière inéluctable à l’éjaculation. Mais il voulait garder cette jouissance pour l’instant où il entendrait sa chère et tendre épouse arriver à l’orgasme.
 
Voyant l’amant d’Audrey faire allonger cette dernière puis installer sa tête entre ses cuisses, Guillaume se dit que l’orgasme était proche. Il arriva assez rapidement car, excitée par le scénario et par les jeux de son amant, Audrey ne mit pas longtemps à s’abandonner dans un cri.
 
Après quelques instants à reprendre leurs esprits de part et d’autre de la vitre, Audrey et Guillaume se rejoignirent pour un long câlin dans les bras l’un de l’autre.
 
A n’en pas douter, cette soirée resterait longtemps gravée dans leur mémoire.

Commentaires

  1. Nous pensions avoir écrit un message sur ce très joli récit délicieusement excitant, que l'on aurait aimé de découvrir en images ... 😇
    Bravo les coquins, continuez à bien vous amuser coquinement comme nous 🔥

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire